Observatoire des prix des médicaments 2018

23 avril 2019

L'Observatoire des prix des médicaments 2018 démontre que 10 ans après avoir autorisé la vente en accès libre des médicaments sans ordonnance, force est de constater que le gouvernement n’a pas réussi le pari « d’offrir des prix publics concurrentiels et d’améliorer le pouvoir d’achat des citoyens ». L’ouverture à la vente en ligne depuis 2013 n’a pas rencontré davantage de succès :  au contraire, elle est venue renforcer la véritable jungle tarifaire qui règne sur ce secteur.

Les principaux enseignements de l’Observatoire des médicaments 2018

Vente en « libre accès » des médicaments sans ordonnance : 10 ans après, les prix se sont envolés, l’information des consommateurs s’est délitée
•    Une volonté de faire baisser les prix, une réalité qui les voit s’envoler !
•    Des prix inaccessibles et/ou illisibles : 75% des boîtes sont dépourvues d’étiquette, la moitié des médicaments sont sur des présentoirs situés derrière le comptoir des pharmacies.

Vente en ligne : des écarts de prix aussi remarquables en officines que sur internet, le conseil du professionnel en moins…
•    En 2018, quelle que soit la surface de vente, le prix d’un même médicament passe du simple au double voire au triple…
•    Sur internet, les conseils font défaut. Les médicaments sont des produits à risques qui nécessitent une information préalable à l’achat.

Consommateurs, pharmaciens, pouvoirs publics : l’heure est à la responsabilisation des acteurs
•    Consommateurs : ne cédez pas aux sirènes publicitaires et faites jouer la concurrence
•    Pharmaciens : vous devez une information aux consommateurs tant sur le prix que sur le produit
•    Pouvoirs publics : des sanctions doivent être appliquées aux sites qui mettent sciemment en danger la vie de certains patients au-delà de sensibiliser les consommateurs sur l’importance de faire jouer la concurrence, Familles rurales rappelle que les médicaments ne sont pas des produits de consommation courante. en ce sens, les consommateurs ne doivent pas céder aux allégations des publicités de plus en plus agressives sur ce secteur mais en référer aux conseils des professionnels de santé que sont les pharmaciens.